HEADIE ONE

22 septembre 2023

OFIVE : Tu as ton propre label, One Records, quelle est ta vision avec ce label ? 

Headie One : Je voulais créer mon label dès le début, depuis très longtemps, depuis que je fais de la musique à vrai dire. Maintenant que nous y sommes et que j’ai de la chance d’être reconnu en tant qu’artiste, j’ai juste envie de faire découvrir de bons talents qui ont une bonne énergie pour partager ça avec tout le monde.

OFIVE : En France, tu as sorti un très bon morceau avec Koba LaD, comment s’est faite la connexion ? 

Headie One : J’étais en France, en studio à Paris avec mon plug d’ici, il était super tard, dans les 4 heures du matin et Koba est arrivé. On était tous fatigués mais on a quand même fait un morceau pour essayer. Suite à cela, on est resté en contact, je l’ai revu plusieurs fois en studio sur Paris et on a enregistré « Link in the Ends » pour ma compilation européenne « No Borders : European Compilation Project ». C’était vraiment que des bonnes vibes, on a construit le morceau tous ensemble en studio avec le producteur. 

OFIVE : Tu es très connu, un des plus gros rappeurs UK. Comment fais-tu pour reconnaître ceux qui veulent réellement travailler avec toi par rapport aux hypocrites qui veulent être autour de toi seulement par intérêt ?

Headie One : Effectivement, c’est parfois compliqué de repérer les hypocrites à première vue. Tu dois parfois en faire les frais pour réaliser qu’ils étaient faux. C’est une question d’expérience. Je n’aime pas les énergies négatives donc je fonctionne uniquement par affinité, je m’entoure de bonnes vibes. 

OFIVE : Cette phrase est tatouée sur tes mains : « Thoughts turn Things », peux-tu nous en dire plus ? 

Headie One : C’est vraiment l’une de mes phrases préférées. Je lisais énormément de livres quand j’étais en prison et c’est à partir de ce moment là que j’ai décidé d’attirer le positif dans ma vie, de transformer mes pensées en actes. 

OFIVE : Tu portes souvent la marque Trapstar qui est l’une de nos préférées en Angleterre. Pourquoi ? 

Headie One : Je trouve que c’est une super marque qui représente bien la culture anglaise, surtout celle des jeunes, elle est fédératrice. Je suis moins familier avec la marque Corteiz mais c’est pas mal aussi. 

OFIVE : Une collaboration avec Wizkid ou BurnaBoy ? 

Headie One : Cette question est très très compliquée ! En réalité, cela pourrait dépendre du style de morceau que j’ai envie de sortir. Avec Burna, on partirait plus sur quelque chose de « street », un hymne aux « Hustlers ». Avec Wizkid, ça serait plus doux, une sorte d’hymne à la vie de luxe. 

OFIVE : Si la fin du monde était annoncée pour demain matin, que mangerais-tu ce soir pour ton dernier repas ? 

Headie One : Du bon riz jollof avec du poulet, simple et efficace. 

OFIVE : On attendait depuis longtemps ce projet commun avec K-Trap… 

Headie One : Je sais ! On s’est enfermés en studio pour cela, une semaine complète, une séquestration. 

OFIVE : Tu viens souvent à Paris, quels sont tes meilleurs souvenirs ? 

Headie One : Ma première fashion week en 2019, j’ai pu voir cette fameuse facette de la capitale, j’ai également rencontré Virgil Abloh. 

OFIVE : On adore également tes collaborations avec Rv, à quand des nouveautés ? 

Headie One : Je sais qu’il bosse dur en ce moment. Il a sorti son nouveau projet cette année. On a tous les deux des vies bien remplies, en studio mais aussi avec notre famille. Les années passent, nous grandissons, évoluons mais restons toujours très soudés, des frères. Un « Drillers x Trappers » 3 n’est pas à exclure si on trouve le temps pour cela. 

OFIVE : Tu es toujours en relation avec Drake ? 

Headie One : Oui, on parle parfois, on rigole beaucoup surtout, il aime faire des blagues, il a une bonne énergie. On parle également de musique mais il faudrait attendre le bon moment et le bon endroit pour éventuellement en refaire ensemble. 

OFIVE : Quel est ton plus grand rêve actuellement ? 

Headie One : Terminer mon deuxième album, j’y pense énormément. Mon rêve c’est de sortir un album dont je suis extrêmement fier, que les gens comprennent et valident ma musique, les messages que je fais passer. J’ai envie d’explorer de nouvelles sonorités mais surtout de me reconnecter à mes anciennes sonorités. Le parfait dosage entre les deux. 

OFIVE : Qui a été la première personne à croire en toi ?

Headie One : Bonne question mais je dirais moi-même. 

OFIVE : La perte de Jamal Edwards t’as t’elle affecté ?

Headie One : Totalement, il était le premier à me parler sur Instagram, à me donner des conseils spontanément, à apprécier mon art. C’était une âme tellement positive. C’est une grande perte, son énergie va nous manquer, de nombreuses choses ne se seraient pas produites dans la culture anglaise sans Jamal Edwards. 

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