STRANDZ
20 février 2024
OFIVE : Hello ! Peux-tu brièvement te présenter pour ceux qui te découvrent ?
STRANDZ : Je suis Strandz, un rappeur du Sud de Londres qui fait du hip hop mais en tant que producteur, je peux faire beaucoup de types différents de musique et même chanter. Je suis né en Allemagne, j’ai également vécu au Nigéria avant d’arriver à Londres. Cela m’a permis de connaître différentes cultures pour enrichir mon point de vue.
OFIVE : La musique a toujours fait partie de ta vie ?
STRANDZ : Oui, mes parents adoraient la musique, ils écoutaient des styles différents, de Bob Marley à Amy Winehouse. Mon père était fan du rap de New York, les grands classiques. J’ai donc pu fouiller dans les CD à la maison pour les écouter et développer mon amour pour la musique. J’étais assez discret et je ne pensais pas faire de la musique mon métier avant ma première fois en studio quand j’avais environ 13 ans. Cela m’a vraiment plu et j’ai commencé par rapper avant de me mettre à faire ingénieur du son puis producteur.
OFIVE : Dans tes premiers singles qui sonnent comme des hits, on identifie clairement les références aux vibes de G-Unit, Ja Rule ou encore Fat Joe, pourquoi ce choix artistique ?
STRANDZ : J’avais moi-même envie d’entendre à nouveau ce genre de sonorités, j’ai tout simplement fait la musique que j’avais envie d’écouter. J’en avais assez de devoir écouter des vieilles discographies, de la musique des années 2000 pour retrouver cette énergie, ces vibes qui ont tellement marqué ma génération en grandissant, donc je me suis dit : « si personne n’a l’intention de le faire, c’est à moi de le faire ». Pour les plus jeunes n’ayant jamais connu cette époque, je propose quelque chose de totalement nouveau. Depuis le succès de « Us against the world« , je vois que de plus en plus d’artistes reviennent également à ces beats. Je ne sais pas si c’est mon influence mais peut être qu’ils avaient peur de tenter cela avant. J’ai peut-être ouvert la porte et les esprits de ceux qui n’osaient pas reprendre ce style en pensant que ça ne fonctionnerait pas.
OFIVE : Tes paroles se référent beaucoup à ton couple et tu n’hésites pas à te montrer avec ta copine sur les réseaux, dans tes clips ou à des évènements. N’as-tu pas eu peur de dévoiler cette partie de ton intimité ?
STRANDZ : Je suis tellement fier d’elle que c’était naturel pour moi. Sur les réseaux, les personnalités publiques n’hésitent pas à montrer leurs amis, leur quotidien… c’est ce que je fais avec ma copine, je montre ma vie telle qu’elle est réellement, à ses côtés. Je n’avais pas envie de prétendre vivre différemment, jouer au mystérieux sur les réseaux sociaux. J’ai toujours été un garçon romantique en quête d’une belle relation et je l’assume, j’en parle dans mes chansons.
OFIVE : Quels sont tes projets actuellement ?
STRANDZ : Une petite tournée au Royaume-Uni pour commencer. Un projet devrait également sortir cette année, plutôt un EP je pense. Je suis également très productif dans l’ombre, je ne produis pas que du rap. J’ai très envie de faire de la musique pour des films, voir si je peux aussi relier ça au rap. Je me focus beaucoup sur l’expérience que je peux constamment acquérir, je me crée un réseau pour pouvoir avancer et travailler avec des personnes et artistes talentueux.
OFIVE : La mode est-elle importante pour toi ?
STRANDZ : J’ai toujours apprécié la mode, je considère que ça va de pair avec la musique. C’est une autre façon de s’exprimer. Je trouve toujours de l’intérêt dans les choses créatives. J’aime essayer des tenues originales, un peu folles. J’ai par exemple porté une veste assez cool de la créatrice britannique Bianca Saunders. Je n’ai d’ailleurs pas encore sorti de merch car je souhaite proposer quelque chose de qualitatif à part entière, des vêtements qui vont au-delà de ma fanbase et que n’importe qui peut apprécier.
OFIVE : Es-tu ouvert aux collaborations musicales avec des inconnus ?
STRANDZ : Disons que je reste ouvert même si honnêtement, je produis la plupart de mes morceaux tout seul, j’aime pousser ma créativité au maximum et je n’ai pas forcément besoin de collaborer pour arriver à sortir de bonnes choses. Je reste quand même connecté et j’aime découvrir de nouvelles choses. Souvent ce n’est pas du rap mais plutôt des chanteurs, guitaristes etc. Ma copine scroll souvent et parfois je lui demande de s’arrêter sur une vidéo qui me plaît pour savoir qui est derrière ça.
OFIVE : T’intéresses-tu aux artistes français ?
STRANDZ : L’un de mes amis les plus proches qui est également producteur a déjà travaillé avec des rappeurs français dont 1PLIKÉ140. Je l’ai rencontré lorsqu’il était à Londres et il est vraiment très cool. Cela me paraîtrait logique de collaborer avec lui, j’aime son énergie, sa façon de poser et de mettre les accents parfaitement là où il faut dans le morceau.
OFIVE : Tu as tourné le clip de « J’adore » à Paris, as-tu des souvenirs à nous partager ?
STRANDZ : C’était fou ! On a tourné très tôt, dès 6h du matin, après une nuit sans sommeil et un voyage en avion. On était assez fatigués, on a beaucoup marché dans la ville en tombant sur quelques parisiens grincheux, c’était drôle. Il y a tellement de belles rues que ce n’était pas compliqué de trouver les bons spots pour tourner.
OFIVE : Quid de ton concert à La Place ?
STRANDZ : J’étais venu avec Meekz, c’était très sympa et l’un de mes premiers shows en Europe. Même si le public ne connaissait pas mes paroles ou mes chansons, il y avait une super énergie.
OFIVE : Pour les vibes californiennes, une collaboration avec Kehlani ou Jhené Aiko ?
STRANDZ : Je suis fan de Jhené Aiko depuis très longtemps donc Jhené. Quand j’étais plus jeune, ses paroles et sa façon de mettre ses émotions en musique m’ont vraiment marqué.
OFIVE : Si tu pouvais changer quelque chose à l’industrie musicale ?
STRANDZ : L’éthique professionnelle tout simplement et de tous les côtés. Trop de personnes sont là pour autre chose que l’amour de la musique. Cette industrie devient de plus en plus accessible et certains veulent en être pour les mauvaises raisons. Trop d’opportunistes qui ne recherchent que l’argent… Ceux qui aiment réellement la musique devraient être mis en avant.
