KIKESA
24 octobre 2019
Une journaliste malade, un rappeur enrhumé, des sapes signées Tealer et la Tour Eiffel à portée de main : tel fut le cadre de notre rencontre avec le très optimiste Kikesa qui s’apprête à retourner l’Olympia pour présenter son premier album, « PUZZLE ».
OFIVE : Peux-tu nous faire un petit résumé de ton parcours ?
Kikesa : Je fais du rap depuis très longtemps mais c’est fin 2017 qu’on a décidé, avec mes potes avec qui je fais de la musique, de sortir un morceau par semaine pendant un an. On a fait ça pendant toute l’année 2018 et ça a évolué de façon incroyable. Au début, on faisait 1000 vues en une semaine pour finir par des scores à 100 000, 200 000. On a appelé ça les Dimanche De Hippie. On a eu la chance d’avoir de la visibilité grâce à Seb la Frite également.Aujourd’hui je lance ma carrière solo même si je fais toujours du son avec les mêmes gars.
OFIVE : Pourquoi avoir appelé ton album « PUZZLE » ?
Kikesa : Je fais du rap mais je fais surtout de la musique au sens large. Chaque morceau est différent, comme les pièces d’un puzzle. Aucune pièce n’est identique à l’autre mais ensemble, elles forment un tout. Mon album propose plusieurs styles de morceaux mais le tout reste cohérent. Sur la pochette, il manque une pièce du puzzle mais ça, c’est une autre histoire…
OFIVE : Ton meilleur souvenir de festival cet été ?
Kikesa : Les Vieilles Charrues en Bretagne, c’était incroyable, c’était blindé jusqu’au fond du terrain, les gens sautaient partout. Les bretons sont vraiment trop chauds.
OFIVE : Tu enchaînes sortie d’album et Olympia, ça fait quel effet ?
Kikesa : C’est incroyable ! Je le fais surtout pour m’amuser. C’est comme si j’avais loué la salle pour organiser une fête géante. J’étais déjà monté sur la scène de l’Olympia pour une collaboration avec Seth Gueko mais je n’y suis jamais allé en tant que spectateur. J’ai vraiment hâte, c’est comme si j’attendais ma fête d’anniversaire.
OFIVE : Ton plus beau voyage ?
Kikesa : J’ai habité à Toronto avec ma copine de l’époque. On est partis à l’aventure, sans connaître personne et sans travail. C’était génial mais je suis devenu trop peureux pour reprendre ce genre de risque.
OFIVE : YouTube ou Instagram ?
Kikesa : Instagram car c’est de l’instantané, je suis tous les jours dessus. Mais je passe quand même beaucoup de temps sur YouTube en tant que consommateur. Je ne regarde pas souvent la télé mais plutôt des vidéos YouTube aléatoires qui tournent sans cesse. C’est devenu ma télévision. Je regarde pas mal de zap tv par exemple.
OFIVE : Ta plus grosse fierté ?
Kikesa : Faire l’Olympia en présence de tous mes potes et ma famille. Surtout quand je vais voir mon nom écrit en lettres rouges.
OFIVE : Si demain ta carrière s’arrête, que fais-tu ?
Kikesa : Je postule en tant que comptable dans une boîte parisienne pour rester sur Paris.
OFIVE : As-tu un talent caché ?
Kikesa : J’invente des blagues assez facilement.
OFIVE : Ta collaboration de rêve avec un artiste français ?
Kikesa : Mylène Farmer, son dernier morceau est fantastique. Elle sait rester actuelle.
OFIVE : Si on te proposais un rôle dans une série ?
Kikesa : La série « Family Business » sur Netflix.
OFIVE : Le meilleur et le pire compliment qu’on pourrait faire sur ton album ?
Kikesa : Pour le pire : que ça ne ressemble pas à ce que je fais ou à ce que je suis. Pour le meilleur : que les gens me disent qu’ils ont compris où je voulais en venir et que ça tue.
