BRAMSITO
5 juin 2019
L’une des premières signatures du nouveau label de Booba, 7 Corp, se confie sur les « Prémices » de sa carrière à l’occasion de la sortie de son premier album faisant la part belle au chant, à l’amour et à ses origines congolaises. Interview.
OFIVE : Peux-tu nous faire un court rappel de ton parcours ?
Bramsito : J’ai commencé à faire de la musique de manière sérieuse en 2016. J’ai sorti plusieurs titres parmi lesquels « Jalouser« , « Injustice » et « Charbonner« , puis j’ai signé sur le label de Booba, 7 Corp, début 2018. On a ensuite sorti les sons « Ciao« , « Sale Mood » et « Rappelle » avant de sortir l’album le 31 mai 2019.
OFIVE : Tu es honnête en appelant ton premier album « Prémices », pourquoi ce choix ?
Bramsito : Cet album, c’est comme une carte de visite pour moi. Je pense être capable d’aller encore plus loin dans mon univers. C’est vraiment que le début, je commence à me connaître artistiquement.
OFIVE : Est-ce que la musique que tu fais est également la musique que tu écoutes, entre sons de lover et titres pour faire danser ?
Bramsito : Clairement, j’écoute ce genre de musique. Je suis congolais donc j’aime vraiment la musique qui bouge, parler des femmes, les musiques d’amour… ça me reflète assez bien. J’écoute beaucoup de Drake par exemple mais aussi des artistes africains comme WizKid et Tabu Ley Rochereau (le père de Youssoupha) et même Charles Aznavour.
OFIVE : Quel est l’album qui t’as le plus accompagné pendant ton adolescence ?
Bramsito : « Nothing was the same » de Drake sorti en 2013. C’est l’album où j’ai senti qu’il avait passé un cap. Les prods sont trop lourdes.
OFIVE : Quels sont les aspects positifs de ta collaboration avec Booba, les négatifs ?
Bramsito : Booba m’a ramené un public en me donnant une grosse visibilité. Etant un chanteur, je ne suis pas associé aux clashs qu’il peut avoir avec des rappeurs. Je fais ma musique calmement sans me soucier des embrouilles. Booba me conseille, il écoute mes sons et me donne son avis extérieur.
OFIVE : Quels retours aimerais-tu avoir sur ton album ?
Bramsito : J’aimerais qu’on dise qu’il a son propre univers, c’est très important, qu’on dise que j’ai ma touche à moi, que je ne sois pas comparé à d’autres artistes.
OFIVE : Aimes-tu prendre des risques ?
Bramsito : Oui. Au niveau de ma carrière, ça pourrait s’appliquer à des choix de sons, des types de prods où on ne m’attend pas forcément… Je pourrais aussi collaborer avec Angèle qui a un style différent du mien, ça serait lourd.
OFIVE : Vas-tu lancer ta propre marque ?
Bramsito : Oui, Losanalosa. On est en train de la développer proprement pour la lancer en ligne le moment venu. Chacun pourra s’acheter son t-shirt, sa casquette…
OFIVE : Que fais-tu quand tu ne fais pas de musique ?
Bramsito : Je réfléchis à comment faire du son. Même quand je sors courir je pense au son, je me dis que je pourrais être chez moi en train de créer un tube et je culpabilise.
OFIVE : La pire tentative de drague d’une fan ?
Bramsito : Ce qui m’a le plus choqué, c’était cette fois en Suisse où une fille s’est incrustée dans mon carré en boite, elle s’est permis de m’attraper par mes deux joues et de me glisser à l’oreille : « ce soir, tu rentres avec moi ». En plus elle faisait une tête de plus que moi, j’ai appelé la sécurité direct !
OFIVE : L’amour ou l’argent ?
Bramsito : L’argent, tu peux faire ce que tu veux avec, même si l’amour c’est beau en soi.
OFIVE : Qu’aimerais-tu dire au Bramsito d’il y a cinq ans ?
Bramsito : T’en as fait du chemin ! Mais c’est pas fini, continue !
OFIVE : Prochain voyage ?
Bramsito : La Colombie et la Jamaïque pour les vibes, ils ont une grosse culture musicale.
OFIVE : Le mot de la fin ?
Bramsito : C’est que le début !
