ROY WOODS
29 juin 2020
OFIVE : Tu as sorti ton dernier projet ainsi que ses clips pendant le confinement. C’était comment ?
Roy Woods : C’était plutôt cool, j’étais assez content de sortir quelque chose pendant le confinement parce que les gens sont obligés de rester chez eux et ne font pas grand chose donc c’était une période idéale. J’avais vraiment envie de sortir ce projet et ça m’a soulagé de pouvoir le faire quand même.
OFIVE : Est-ce que le très beau morceau « 2 Me » est spécial pour toi ?
Roy Woods : C’est une chanson écrite un peu comme une lettre, un morceau très personnel. Il n’y a pas de calcul sur cette chanson, j’ai voulu une instru assez épurée, j’avais vraiment envie de me livrer.
OFIVE : Comment se porte la famille OVO ?
Roy Woods : Très bien. On se parle tous très régulièrement. On s’appelle dès que l’on peut. On est tous des gros bosseurs, on poursuit chacun notre chemin avec nos objectifs. On est vraiment proches, j’aime faire partie de cette équipe.
OFIVE : En tant que jeune artiste noir, évoluant dans l’industrie de la musique et parfois celle de la mode, quels changements attends-tu ?
Roy Woods : C’est une bonne question. Je ne sais pas trop ce que j’attends, j’ai surtout envie que les actions prennent le dessus sur les mots. Il faut arrêter de tout voir sous l’angle du Business quand il est question d’êtres humains et de vies privées. Si ces industries veulent réellement procéder à des changements, il faut le montrer, le prouver, pas juste en parler ou l’évoquer.
OFIVE : Quelles sont les prochaines étapes de ta carrière ?
Roy Woods : J’ai envie de m’ouvrir davantage, ne pas me cantonner au rap et au R&B. J’explore de nouveaux genres auxquels je n’avais jamais touché. Je ne me focalise pas sur un projet en particulier mais plutôt sur de nouvelles chansons qui vont proposer des mélodies, des paroles, des instrus jamais explorées. J’ai envie de me transcender, devenir plus grand.
OFIVE : Et de ta vie personnelle ?
Roy Woods : Je reste le même. A part essayer de nouvelles recettes de cuisine de temps à autre (rires). Je suis toujours amoureux de mon chien, bien évidemment, j’étais avec lui juste avant notre rendez-vous.
OFIVE : Elles seront bientôt de retour avec la fin des mesures de confinement : quelle est ta définition de la fête parfaite ?
Roy Woods : Il faut déjà avoir la bonne playlist, les bonnes boissons, de la bonne herbe. Je pense aussi que l’ambiance des lumières est essentielle. Le lieu également bien entendu, il ne faut pas que ce soit trop petit et que les gens s’entassent. C’est toujours bien quand il y a un espace extérieur pour discuter tranquillement ou fumer. J’ai l’habitude de faire la fête tout le temps, ça me manque !
OFIVE : Qu’est-ce qui te rends mal à l’aise en général ?
Roy Woods : Quand j’ai envie et besoin d’exprimer quelque chose mais que je sais que la personne en face ne va pas comprendre ou ne va pas me donner la réponse que j’attends, donc au final je garde tout pour moi et ça me rend super mal à l’aise. Je n’aime pas non plus qu’on me demande ou m’impose quelque chose qui devrait venir naturellement. Dernier truc, je ne supporte pas qu’on me mette dans une situation où je n’ai absolument rien demandé !
OFIVE : Quand les voyages seront à nouveau autorisés, où as-tu envie d’aller ?
Roy Woods : J’ai très envie de visiter les Highlands d’Amérique centrale, je n’y suis jamais allé.
OFIVE : Tu as sorti un morceau surprenant en collaboration avec le français Martin Solveig…
Roy Woods : C’était trop cool et assez inédit pour moi, j’avais envie de m’ouvrir un peu, on a bossé sur le morceau via Skype et Facetime après sa prise de contact avec mon management. C’était un plaisir de bosser avec lui, il est très détendu, ouvert d’esprit et positif. Une très belle expérience. J’ai très envie de découvrir d’autres artistes français et européens. Il va falloir que je me penche là-dessus.
OFIVE : Quels sont tes morceaux préférés des derniers albums sortis chez OVO ?
Roy Woods : « Pain 1993 » de Drake et Playboi Carti sur « Dark Lane Demo Tapes », « PGT » de PartyNextDoor sur « Partymobile » et ça va me rendre fou parce que je n’ai pas mon téléphone avec moi et j’ai oublié le titre alors que j’en parlais récemment avec Daniel Daley (DVSN) donc je ne peux pas te répondre pour « A Muse in Her Feelings », gros trou de mémoire, il n’y avait pas de featuring et c’était vers le début de l’album…
