PI’ERRE BOURNE
7 mars 2020
De passage à Paris pour un concert au Badaboum, un autre au 1999 et un Pop up chez Starcow, Pi’erre Bourne nous a accordé un peu de son temps avant de monter sur scène.
OFIVE : Tu es un artiste multi-facettes, jonglant avec tes talents, Y a-t-il une autre voie artistique que tu aimerais explorer ?
Pi’erre Bourne : Le milieu du cinéma m’attire également, j’aimerais beaucoup être acteur, pour des séries ou des films peu importe. J’aimerais être ce genre d’acteur qui peut tout jouer et surtout pas un acteur dont on dit : « Il joue toujours le méchant » par exemple. Je veux jouer des gentils, des méchants, même des aliens !
OFIVE : Tu es un artiste multi-facettes, jonglant avec tes talents, Y a-t-il une autre voie artistique que tu aimerais explorer ?
Pi’erre Bourne : Le milieu du cinéma m’attire également, j’aimerais beaucoup être acteur, pour des séries ou des films peu importe. J’aimerais être ce genre d’acteur qui peut tout jouer et surtout pas un acteur dont on dit : « Il joue toujours le méchant » par exemple. Je veux jouer des gentils, des méchants, même des aliens !
OFIVE : Quelle a été ta plus belle rencontre depuis le début de ta carrière ?
Pi’erre Bourne : Kanye West. J’avais tellement de questions à lui poser. C’était super cool d’enfin le rencontrer et lui poser quelques questions. Sans rentrer dans les détails car c’est personnel, on a parlé musique mais aussi vie privée car je ressentais que nous avions beaucoup de points communs par rapport à notre passé, aux épreuves traversées.
OFIVE : As-tu besoin d’une atmosphère idéale pour composer ?
Pi’erre Bourne : Toutes les atmosphères sont bonnes à prendre car quand je crée, je m’inspire de l’humeur du moment. En réalité, j’aime beaucoup être seul pour travailler, je préfère vraiment. Par exemple, pendant cette tournée, je suis passé par plein de studios et je n’étais pas forcément à l’aise car les gens voulaient à tout prix me regarder composer ma musique alors que je voulais juste être tranquille.
OFIVE : As-tu des règles, un processus particulier pour trouver de bonnes mélodies ?
Pi’erre Bourne : Non, je ne suis pas ce genre d’artiste et producteur. Je suis assez libre lorsqu’il s’agit de création. Je ne m’impose pas une vision à respecter en disant : « je dois faire ça comme ça » ou « il faut qu’ils deviennent fous en écoutant ça », ce n’est pas mon genre. Je suis très reconnaissant envers le public qui aime ma musique mais je ne compose pas en pensant automatiquement à leur réaction. C’est toujours une surprise pour moi.
OFIVE : As-tu l’impression de faire partie d’une certaine génération et de l’influencer ?
Pi’erre Bourne : Je ne sais pas, je n’ai pas l’impression de faire partie d’une génération particulière. En réalité, je me sens vraiment différent des autres. C’est un constat que j’ai pu faire. Evidemment, si on regarde ma date de naissance et celle de mon arrivée dans cette industrie, on peut me rattacher à une génération, mais je ne le fais pas. Je pense que je me démarque et j’ai l’impression que je ne suis pas comme mes pairs. Je commence à peine à réaliser mon influence sur mon public, quand je porte des vêtements qu’ils vont ensuite acheter par exemple, c’est là que je me dis qu’il faudrait que je crée ma propre marque. Créer des vêtements et voir que les gens les portent dehors, c’est le but. Au début de ma carrière, je me sentais copié en permanence, que ça soit au niveau de mon style ou de ma musique, c’était un vrai problème. Des gens me demandaient où j’achetais mes vêtements et je les voyais ensuite avec les mêmes dans leurs clips, c’était embêtant et décourageant. Maintenant je trouve ça plutôt cool. Par exemple le masque que je porte (Bape), ça fait depuis juillet dernier mais je vois de plus en plus de monde aux Etats-Unis, rappeurs et producteurs sur Instagram, qui commencent à mettre le même. Je me rapproche de plus en plus de gros noms dans le milieu de la mode et ils me respectent à un autre niveau car ils sentent que je comprends la mode. Je n’ai pas de styliste ou quelqu’un qui me donne des conseils sur ce qui va marcher, je fais au feeling et ça marche.
OFIVE : As-tu pu trouver un plan studio à Paris ? Quid de ta quête de Gumbo Yaya ?
Pi’erre Bourne : Je n’y suis pas encore allé mais je pense qu’on a trouvé un studio. En général après mes concerts je vais en studio. Sinon j’étais très content d’être allé chez Gumbo Yaya aujourd’hui et j’y retourne demain, dès l’ouverture à midi ! Je connais le horaires par cœur. Après ils ferment à 15h et ré-ouvrent à 19h donc j’y serai pour 19h ! Gumbo Yaya ça me rappelle vraiment mes racines, la cuisine de chez moi, c’est dur de trouver de tels spots en voyageant. Cette tournée européenne est vraiment exceptionnelle côté Food.
OFIVE : Quel a été le plus beau paysage découvert pendant cette tournée ?
Pi’erre Bourne : Lisbonne au Portugal, ça m’a rappelé le Belize, le pays d’origine de ma famille. La mer, la chaleur, les palmiers… J’ai eu froid pendant tout le reste de la tournée en Europe et là, il faisait beau, je sentais les rayons du soleil, un énorme kiff ! J’étais surpris parce que je m’attendais à avoir froid partout. On m’avait bien répété de prendre des vestes et pulls chauds pour venir en Europe.
OFIVE : Si tu avais un super pouvoir ?
Pi’erre Bourne : La téléportation. J’irais chez moi prendre quelques affaires puis reviendrais ici tout de suite.
OFIVE : Maintenant, imagine-toi dans une très belle voiture, en train de rouler et admirer Paris de nuit. Quelle serait la bande originale de ce moment ?
Pi’erre Bourne : Je vais être honnête même si je sais que ça paraît égoïste mais je n’écoute que ma musique. Sauf quand je suis avec des amis, en club, ou que j’écoute la radio. J’écouterais donc des morceaux déjà sortis produits par moi-même ou des nouveautés à venir.
OFIVE : As-tu un conseil pour les jeunes producteurs qui souhaitent se lancer sérieusement dans le milieu ?
Pi’erre Bourne : Le meilleur conseil, et personne ne me l’a donné à l’époque, c’est d’avoir un avocat dès le début, même avant de trouver un manager. Quelqu’un de confiance et qualifié pour regarder tous les papiers, les histoires de copyright, toutes les choses qu’un artiste ou producteur ne maîtrise pas forcément parce qu’il est trop occupé à être créatif.
OFIVE : Quel compliment rêverais-tu de recevoir ? De la part de qui ?
Pi’erre Bourne : Michael Jackson n’est plus là malheureusement. Donc Beyonce qui me complimente sur ma musique. En plus on est tous les deux Vierge.
