« Premières fois »
GEEEKO
30 avril 2020
OFIVE : Ta première claque musicale ?
Geeeko : Davido avec « Dami Duro », l’énergie du morceau m’a fait péter un câble. Il avait trop de charisme et on ne connaissait pas encore ça dans le Hip Hop africain à cette époque. Il a débarqué avec cette wave des States à laquelle j’ai tout de suite accroché. Autre claque française, le clip et le son de Jok’air, « La mélodie des quartiers pauvres ». Je me suis dit : « Bro, il assume le fait de vraiment chanter, ne te mets pas de barrière, c’est ça la vraie musique. »
OFIVE : Ton premier clip ?
Geeeko : Je m’en rappelle bien. Ce qui m’a le plus marqué, c’est ma réaction. J’étais très à l’aise devant la caméra, jamais stressé. J’aime vraiment les clips, c’est ma partie préférée du processus de création. Quand tu incarnes ta musique, tu lui donne vie avec un visuel.
OFIVE : Ta première grosse bêtise ?
Geeeko : J’étais vraiment tout petit, c’est ma mère qui m’a raconté ça. J’étais hyperactif apparemment, on était chez ma tante et les adultes discutaient entre eux et ne me calculaient pas trop. J’en ai donc profité pour fuir par la fenêtre. Heureusement, on était au rez-de-chaussée sauf que l’appartement n’était pas très loin de l’autoroute… C’était dangereux et je suis parti en courant vers l’autoroute avec mon tout petit corps. Mes parents ont remarqué mon absence et ont pu m’arrêter à temps sinon, dommage, mais il n’y aurait pas eu de Geeeko aujourd’hui !
OFIVE : Ta première grosse soirée ?
Geeeko : C’était pour mes 19 ans, on avait ramené toutes les shawties et les mecs cool de la ville pour faire une grosse soirée dans un lieu où il n’y avait pas assez de place pour tout le monde. Il y avait de l’alcool et de la weed un peu partout, tout le monde était éclaté, c’était vraiment n’importe quoi mais une de mes meilleures soirées. Elle s’est arrêtée à cause d’une grosse bagarre. Un vieux mec en a même profité pour voler l’ordinateur de mon pote DJ.
OFIVE : Ton premier crush sur une célébrité ?
Geeeko : J’en ai eu deux. Le premier, c’était Teyana Taylor dans le clip « Fade » de Kanye West. Actuellement, c’est Jorja Smith. Elle est belle sans en faire trop, je kiffe.
OFIVE : Ta première pièce de créateur ?
Geeeko : Une paire de Raf Simons x Calvin Klein ainsi qu’une sacoche Gucci que je ne voulais pas vraiment acheter mais je me suis laissé tenter par mon avance que je venais de recevoir.
OFIVE : Ta première fois en studio ?
Geeeko : C’était à Liege, un ami m’avait invité en studio pour un feat. J’étais un peu stressé mais j’ai fait ça bien même si aujourd’hui, je ne pourrai jamais réécouter ce son (rires).
OFIVE : La première fois que tu t’es senti fier de toi ?
Geeeko : Quand ma famille a commencé à vraiment croire en moi et que, même ceux au bled m’envoyaient de la force par message. Ils ont appelé ma mère après avoir kiffé sur un son/clip. Je peux pas être plus fier.
OFIVE : Ton premier animal de compagnie ?
Geeeko : C’était au bled, un chien que j’adorais mais on a du le laisser au voisin en déménageant…
OFIVE : Ta première scène ?
Geeeko : C’était avec mon équipe, chez Madame Moustache, un bar connu de Bruxelles. Un vrai bordel, on a retourné le lieu pendant l’événement de mon gars Benny, c’était le feu. La scène permet également de donner vie à la musique, c’est un moment de fête, c’est là que le lézard se réveille.
OFIVE : Ton premier voyage ?
Geeeko : C’était dans l’un de mes pays d’origine, la Côte d’Ivoire, pour voir ma grand-mère paternelle. J’étais très petit donc j’ai un peu oublié.
OFIVE : Ton premier regret ?
Geeeko : Une fille qui a brisé mon cœur de trapboy, j’étais encore jeune. On m’avait prévenu mais j’ai joué au têtu, comme d’habitude (rires).
OFIVE : La première chose à laquelle tu penses le matin ?
Geeeko : A faire des pompes parce que je me suis fixé un objectif pour l’été. Mais en général j’ai la flemme et je finis par me rendormir. Je vis davantage la nuit.
