FRANGLISH
28 avril 2022
OFIVE : Si tu devais te poser pour faire un point sur ta carrière à l’heure actuelle ?
Franglish : Je suis en évolution permanente, ça avance très très bien. Je pense avoir passé un très gros cap, notamment avec mes nombreuses certifications, disque de platine, disques d’or… Je suis programmé à l’Olympia, au Zénith de Paris. Je fais beaucoup de feat également. Je continue à monter les marches de l’escalier, j’ai vraiment pas à me plaindre, on est à l’avant-dernier étage là.
OFIVE : Tout a l’air de te sourire, quelles sont les éventuelles limites pour aller encore plus loin ?
Franglish : On parlait d’escalier, c’est au public de m’emmener jusqu’au dernier étage. A ce stade, on sort des morceaux, des clips etc. qu’on valide avec mon équipe donc c’est vraiment entre les mains du public. Soit ils kiffent et font tourner à fond, jusqu’à en faire un hit qui tourne partout. Soit ça fonctionne moins bien mais pour le moment, je n’ai pas connu de vraie chute, tout semble prendre. On a toujours progressé, plus ou moins vite, mais on est jamais redescendus.
OFIVE : Une tournée nord-américaine, c’est dans tes plans ?
Franglish : C’est dans mes plans de faire une tournée américaine. Je reçois pas mal de messages sur les réseaux, de New York, Washington, Montréal, et d’autres villes que j’oublie certainement.
OFIVE : De nouvelles collaborations internationales sont attendues ?
Franglish : Effectivement, pas mal vont encore sortir cette année. En Suède, à Londres, au Nigeria…
OFIVE : Toi qui aimes bien reprendre des mélodies R&B des années 90/2000 dans certains morceaux, on peut s’attendre à une « Chixtape » façon Tory Lanez ?
Franglish : Pas du tout ! Je préfère les écouter que les faire.
OFIVE : Tu évoques parfois ta femme dans tes morceaux et assume fièrement d’être avec elle sur les réseaux sociaux. As-tu déjà eu peur que cela nuise à ta carrière auprès d’un public féminin qui aime parfois rêver autour d’artistes célibataires ?
Franglish : J’ai pas du tout réfléchi à cela, ça c’est fait naturellement.
OFIVE : Un Bercy, c’est jouable ?
Franglish : Bien sur que oui. Dans quelques années ça sera faisable. Je suis déjà super content de faire le Zénith de Paris, c’est une salle qui est à 5/10 minutes de chez moi, c’est symbolique. Avant, je rêvais de faire l’Olympia, avoir mon nom en lettres rouges affiché en pleine rue, sur le Boulevard, les loges historiques, la salle en elle-même… ça m’a vraiment marqué quand ça s’est fait. Je suis en train de remplir mes objectifs petit à petit.
OFIVE : Si la fin du monde est annoncée pour demain, quel serait ton dernier repas ?
Franglish : Un plat de chez moi, un poulet fumé préparé par ma femme.
OFIVE : Quel était ton dernier voyage ?
Franglish : J’étais en Colombie pour la musique puis à Zanzibar avec Madame Glish en vacances, pour nous reposer. En Colombie, tu ressentais vraiment cette ambiance Pablo Escobar, c’est vraiment différent.
OFIVE : Tu es souvent en compagnie d’autres artistes pendant des évènements, sur les réseaux sociaux… C’est terminé la concurrence ?
Franglish : Je ne ressens plus vraiment ce truc de concurrence aujourd’hui en France. S’il y en a, c’est de la bonne concurrence, pas comme pour les anciens. En interview, avant les artistes faisaient croire qu’ils ne connaissaient et n’écoutaient personne en France. Aujourd’hui, les sons français sont autant joués que les sons anglais à la radio ou en boîte de nuit, celui qui nous fait croire qu’il n’a jamais rien entendu c’est un menteur. Je ne suis pas du tout comme ça. Je fais la promo de qui je veux, comme je veux sur mes réseaux. Je peux partager quelqu’un parce que je l’aime bien humainement ou parce que je ne le connais pas mais j’aime sa musique. On s’invite à des concerts, des showcases, à nos release party.
OFIVE : Si tu devais sortir un projet collaboratif à l’image de celui de Bow Wow et Omarion à l’époque, qui choisirais-tu ?
Franglish : Leto ça pourrait être cool.
OFIVE : Quel artiste aimerais-tu voir faire un comeback pour y participer éventuellement à l’aide d’une collab ?
Franglish : Nessbeal mais il est déjà revenu. Despo Rutti ça pourrait être pas mal mais ça risque d’être compliqué. La Fouine, pourquoi pas ?
OFIVE : Tu arrives facilement à concilier carrière et vie familiale ?
Franglish : Oui car dès que je peux ramener ma famille avec moi je le fais. Je suis quelqu’un de très casanier donc je passe du temps en famille quand je ne suis pas en studio ou en concert. Ils viendront également me voir sur quelques dates en tournée.
OFIVE : Le prochain album sera-t-il celui où tu dévoiles tout ?
Franglish : Je ne pense pas tout raconter dans le prochain album. J’ai quand même déjà dévoilé beaucoup de choses sur le premier album, en parlant de ma mère, de mon enfant. Je ne suis pas quelqu’un qui aime raconter toute sa vie en public, je donne quelques morceaux sur certains sons de chaque projet. Je pense surtout à faire de la bonne musique. Je dois faire attention à ne jamais faire la même chose, à varier les prods, les mélos.
