« Premières fois »
MYRA
21 février 2023
OFIVE TV : Ta première claque musicale ?
Myra : Erykah Badu, « On & On », qui reste un de mes morceaux préférés sur Terre. J’ai 16/17 ans, je fais un peu de guitare voix devant une amie de mon père qui me dit : «tu devrais écouter ça, ça me fait penser à ton énergie» et dans ce morceau, j’ai trouvé un consensus entre tous les genres qui ont bercé mon enfance. C’est doux, dynamique à la fois, léger et profond… J’ai su que je voulais faire de la musique professionnellement à ce moment, même si on en fait beaucoup pour le plaisir dans la famille.
OFIVE TV : Ta première fois en studio ?
Myra : Mon père qui me fait des chatouilles pour enregistrer mon rire d’enfant sur un de ses morceaux. J’ai 4/5 ans. Mais ma vraie première fois en tant qu’interprète, c’est en 2016, au studio Goldstein à Montreuil. J’ai rencontré Johnny Ola en suivant Rad Cartier en session. On a accroché tout de suite, le soir même on enregistrait « On the low », le premier single de ce qui deviendra « Pictures », notre premier EP à tous les deux, sorti en 2018.
OFIVE TV : Ta première scène ?
Myra : Dans une fête de village, j’ai 14 ans et on chante « I’m Yours » dans un anglais très douteux pour les derniers survivants à 3h du matin… Plus sérieusement, j’ai interprété mes morceaux pour la première fois dans un bar à Stalingrad pour l’anniversaire du Roi Luis, aujourd’hui mon guitariste et DJ. C’était en 2020, littéralement deux jours avant le premier confinement.
OFIVE TV : Ton premier clip ?
Myra : « On the Low ». On l’a tourné une première fois dans la maison de mes grands-parents en équipe très réduite (4 personnes…) On n’a pas gardé le clip, et on a retourné une deuxième version sur Paris dans une ambiance rétro, voiture et bar en sous-sol. C’était en 2017 je crois.
OFIVE TV : Ton premier crush sur une célébrité ?
Myra : Keira Knightley dans Pirates des Caraïbes ! Je la trouvais trop belle. Sinon, Sam des Totally Spies, je ne sais pas si ça compte.
OFIVE TV : Ton premier outfit signature ?
Myra : Mon tailleur full black sur « Balcon ». Intemporel, unisexe, classique.
OFIVE TV : Ton premier film marquant ?
Myra : « La Planète Sauvage ». Ça m’a traumatisée ! Et en même temps les dessins sont incroyables, ça me fascinait autant que ça me faisait peur.
OFIVE TV : Ton premier livre marquant ?
Myra : « Le Monde De Sophie ». Je l’ai lu deux fois en entier. J’ai toujours adoré la philosophie, c’était le moyen pour moi de faire les études que je n’ai pas suivies ! Depuis, je lis des essais en tous genres. « Lorsque j’étais une œuvre d’art » d’Eric Emmanuel Schmitt m’a énormément marquée aussi, plus récemment.
OFIVE TV : Ta première grosse connerie ?
Myra : Au collège on a fait un gros blocus, on se faisait courser par le CPE et les surveillants sans trop savoir où aller, et j’ai décidé de ramener 25 copains chez mon père pour le déjeuner. En vrai, on déménageait et mon père s’en foutait un peu. J’ai jamais fait beaucoup de conneries, je crois que c’est parce qu’on communiquait beaucoup avec mes parents.
OFIVE TV : Ta première addiction ?
Myra : La cigarette. Je suis en 6ème et avec une copine on tape une clope à ma mère – qu’on va « fumer » pour ne pas dire crapoter – dans le jardin de son bâtiment. Je n’arrive toujours pas à m’en défaire aujourd’hui, 14 ans après… terrible !
OFIVE TV : La première personne à avoir cru en toi ?
Myra : Mes parents. Ma mère m’a raconté qu’un jour, dans le train, j’ai 3 ou 4 ans lorsque je me tourne vers elle et je lui dis : « Maman, plus tard je serai une grande artiste ». Elle a fait exprès de retenir son fou rire pour ne pas me blesser, et elle m’a répondu : « Oui ma fille, si tu le veux, tu seras une grande artiste ». Elle n’est plus de ce monde aujourd’hui mais elle m’accompagne encore chaque jour. Mon père, qui travaille dans le cinéma, partage aussi énormément de sa passion avec moi, depuis ma plus tendre enfance.
OFIVE TV : Ton premier confinement ?
Myra : À Montreuil avec deux potes dans un 37 mètres carrés à faire du son toute la journée ! Du son, du sport et quelques pétards. Ça m’a fait beaucoup de bien car j’avais passé les 4 dernières années à bosser en intensif et c’était très difficile pour moi de dégager du temps de repos.
