LE BOUDOIR

Dans la quiétude de la rue de Bellechasse, à deux pas de l’Assemblée nationale et du musée d’Orsay, Paris semble soudain ralentir. Artère discrète de la Rive Gauche, bordée d’hôtels particuliers, de Ministères, de galeries et d’adresses confidentielles, la rue de Bellechasse possède cette élégance sans effort propre au 7ᵉ arrondissement. C’est ici, derrière la façade feutrée du boutique-hôtel L’Opale Noire, que Le Boudoir nous attend comme un secret.

Le Boudoir de L’Opale Noire mêle décor Belle Époque, assiettes à partager, cocktails et ambiance feutrée.

A l’abri des regards.

L’adresse porte bien son nom. Inspiré de l’univers des boudoirs du XVIIIᵉ siècle autant que des influences orientalistes du XIXᵉ, le lieu intrigue. Pensé par l’architecte d’intérieur Thomas Fournier Concina, ce restaurant douillet de 65 m² joue avec les ombres, les matières et les reflets : papier Abaca, velours, soies, laques noires et mobilier aux accents Belle Époque composent un écrin aussi élégant que singulier, appel à la détente comme à la fête, entre le boudoir et le speakeasy finalement. Au-dessus des tables, les suspensions en soie sauvage imaginées sur mesure par François Bazin diffusent une lumière douce, tandis que les appliques en laiton signées Léa Zéroil x Modern Metier prolongent ce jeu de clair-obscur. Un épais rideau isole ce cocon du reste de l’hôtel. 

Ouvert sur un patio à l’abri des regards, Le Boudoir accueille 36 convives et accompagne les différents temps de la journée, du petit-déjeuner au dîner. Mais c’est lorsque Paris s’assombrit que le lieu révèle le mieux son caractère : quelques verres qui s’entrechoquent, des cocktails élégants et sans alcool, une musique moderne et planante (Majid Jordan quand nous nous y sommes attablés), des assiettes à partager et cette sensation agréable d’être ailleurs, tout en étant au cœur de la Rive Gauche.

Le Boudoir de L’Opale Noire mêle décor Belle Époque, assiettes à partager, cocktails et ambiance feutrée.

Le goût des belles choses sur une table de partage.

Dans l’assiette, la promesse se poursuit avec une carte généreuse en produits soigneusement sélectionnés, pensée dans le même esprit que le décor : élégante, précise et gourmande. En attestent les frites allumettes aussi fondantes que croustillantes, à des années lumière des frites aussi surgelées que fades servies bien trop souvent. Une adresse où l’on vient pour dîner, certes, mais aussi pour un petit-déjeuner ultra sain, un déjeuner d’affaires, s’attarder autour d’un cocktail, profiter du patio ou simplement découvrir l’un de ces lieux parisiens qui semblent n’appartenir qu’à ceux qui les connaissent déjà.
Ici, pas besoin de choisir entre entrée et plat : la carte se pense volontiers au centre de la table, comme une succession de beaux produits à picorer, goûter et faire circuler. Une philosophie qui laisse surtout la place à une sélection généreuse, avec cette attention portée aux matières premières qui fait toute la différence. Difficile, d’ailleurs, de passer à côté de la Cecina de bœuf Angus Wagyu Casalba. D’une finesse remarquable, avec une texture presque fondante, elle s’impose comme l’un des grands plaisirs de la soirée. Un produit d’exception, servi simplement, qui rappelle que le luxe peut parfois tenir à la qualité d’une seule bouchée. 

Dans le même registre, les belles tranches de saumon fumé sont particulièrement fondantes, délicates et généreuses. La table se colore ensuite avec les légumes de saison rôtis. Une assiette généreuse, pleine de relief, où l’assaisonnement apporte du peps et une belle tension acidulée. Mais la véritable star de cette partition végétale reste la burrata des Pouilles, servie en généreuse portion de 300 grammes, parsemée de grenades et installée sur un lit de caviar d’aubergines : une association aussi gourmande que réjouissante. Pour prolonger le dîner, la carte propose également de quoi composer sa propre table de partage : houmous maison, gouda ou croque-monsieur truffé, comté affiné 24 mois, camembert rôti au miel, foie gras ou encore caviar Oscietra Grand Cru. De quoi passer d’une assiette très régressive à une bouchée beaucoup plus précieuse, sans jamais perdre cette idée de convivialité qui fait l’identité du dîner.

Le Boudoir de L’Opale Noire mêle décor Belle Époque, assiettes à partager, cocktails et ambiance feutrée.

Et parce qu’un dîner au Boudoir mérite une vraie conclusion sucrée, on termine sur une excellente glace à la pistache et une assiette de fruits de saison particulièrement généreuse. Les fruits sont découpés minute et surtout arrivés à pleine maturité : fraises, kiwi, banane… La carte propose également une mousse au chocolat à l’huile d’olive et fleur de sel, une crème brûlée à la vanille d’Ouganda ou encore un café gourmand, tandis que les amateurs de cocktails pourront prolonger la soirée avec un Espresso Martini ou une Coupe Colonel. Pour le sans alcool, on fait confiance au mixologue qui nous concote des elixirs à la vanille et des limonades au yuzu. 

Le Boudoir de L’Opale Noire mêle décor Belle Époque, assiettes à partager, cocktails et ambiance feutrée.
Le Boudoir de L’Opale Noire mêle décor Belle Époque, assiettes à partager, cocktails et ambiance feutrée.

À l’heure du déjeuner, Le Boudoir se prête aussi parfaitement aux rendez-vous d’affaires. Le cadre feutré permet de déjeuner au calme, loin de l’agitation des grandes brasseries, tandis que la carte du midi offre une cuisine lisible et généreuse : carpaccio de tomates, œufs mimosa, carpaccio de bœuf au pesto, câpres et parmesan ou encore carpaccio de poisson selon arrivage, saumon au zaatar accompagné de légumes de saison, suprême de volaille et purée maison, ravioles de Royan et burger signature.

Le Boudoir de L’Opale Noire mêle décor Belle Époque, assiettes à partager, cocktails et ambiance feutrée.

Le Verdict OFIVE

Un écrin élégant qui appelle aux confidences entre ami.e.s comme au tête-à-tête amoureux avec également un joli patio pour les solitaires qui voudraient simplement profiter de la Rive Gauche. Les assiettes à partager sont très généreuses avec des produits triés sur le volet par une équipe jeune et exigeante. Mention spéciale pour la playlist très OvO. On imagine parfaitement soirées privées et cocktails de Fashion Week au Boudoir. Un secret qu’on aurait aimé garder mais qu’on partage avec vous. 

Le Boudoir de L’Opale Noire mêle décor Belle Époque, assiettes à partager, cocktails et ambiance feutrée.

Petit-déjeuner de 7h00 à 10h30
Brunch en week-end de 7h00 à 14h30
Déjeuner de 12h00 à 14h30
Dîner et cocktails de 17h30 à 00h00

error: Content is protected
Défiler vers le haut